1.1 - Contexte physique

1.1.1 - Situation géographique et climat

Situé entre 12° et 16° 30 de latitude nord et 11°3 et 17° 30 de longitude ouest, le Sénégal a une superficie de 196 722 km². Il est bordé au Nord par la Mauritanie, à l'Est par le Mali, au Sud par la Guinée Bissau et la Guinée Conakry et à l'Ouest par l'Océan Atlantique. Le relief est généralement plat avec une altitude inférieure à 50 m sur 75% du territoire. Le point culminant est situé à l'extrême sud-est, sur les contreforts du Fouta Djallon, à la frontière guinéenne. Le régime hydrographique draine cinq principaux bassins partiellement situés sur le territoire sénégalais : le bassin du fleuve Sénégal (325 000 km² à Saint-Louis), le bassin du Sine (10 430 km² à Fatick), le bassin du Saloum (11 500 km² à Kaolack), le bassin de la Kayanga (2870 km² à Wassadou), le bassin de la Gambie (77 100 km²) et le bassin de la Casamance (20 150 km²).

Le climat est soudano sahélien de type semi-aride tropical avec une amplitude de température relativement peu importante, et des températures moyennes comprises entre 20° C de novembre à avril et 35°C de mai à octobre. Le régime climatique du Sénégal est caractérisé par l'existence de deux saisons : une saison chaude et pluvieuse (hivernage), marquée par la circulation de mousson de juin à octobre, et une saison sèche et durant laquelle soufflent les alizés continentaux à dominante nord/nord-ouest. La pluviométrie a baissé de façon significative ces quarante dernières années (fig.1). Elle varie fortement d'une région à une autre, passant de plus de 1000 mm/an dans le Sud à moins de 300 mm dans le Nord. Figure 1 : Recul de la pluviométrie

1.1.2 - Les ressources en eau

Les eaux de surface

Les ressources en eaux de surface sont constituées essentiellement par :

Le fleuve Sénégal est long de 1800 km. Son volume écoulé moyen annuel est de 23 milliards m3. Les ouvrages de Diama et Manantali permettent de régulariser le fleuve Sénégal à environ 60%. Le barrage de Manantali permet un stockage de 11 milliards de m3 et le barrage de Diama permet de freiner les remontées de la langue salée. Le fleuve Gambie a un débit moyen de 172 m3/s au niveau de Gouloumbou (Sénégal). Sa longueur totale est de 1150 km dont 477 km se trouvent en territoire sénégalais. Le débit moyen annuel du fleuve Casamance est actuellement de 1,76 m3/s. La remontée des eaux marines pendant une partie de la saison sèche au niveau des cours moyens et inférieurs, représente une des contraintes majeures pour la mise en valeur de certains de ses versants. Le lac de Guiers est la réserve d'eau douce permanente la plus importante du pays. Il constitue également la principale source d'approvisionnement en eau potable de Dakar. La mise en eau du barrage de Diama a permis de porter son volume moyen à 680 millions de m3. Par ailleurs, il existe d'autres ressources en eaux de surface dont les plus importantes sont : - le complexe des vallées et mares du Sine-Saloum; - l'Anambé et la Kayanga dont le bassin fait l`objet d`un aménagement pour la riziculture dans le Sud du pays. Les eaux souterraines Les ressources en eau souterraine intéressent 4 systèmes aquifères correspondant aux principales formations géologiques du pays : - le système aquifère superficiel formé par les couches sablo-argileuses ou sableuses du quaternaire, du Continental Terminal et de l'Oligo-Miocène ; - le système aquifère intermédiaire constitué par les formations calcaires ou marno-calcaires de l'Eocène et du Paléocène ; - le système aquifère profond formé par les sables du Maestrichtien ; - le système aquifère du socle qui est formé d'aquifères discontinus de fissures ou d'altération des formations granitiques ou métamorphiques de la région du Sénégal Oriental. 1.1.3 - Les sols Ils sont de manière générale secs et sablonneux au Nord, ferreux dans les régions centrales et latéritiques dans la partie Sud. Dans l'ensemble, ils présentent une fertilité basse et sont très sensibles au vent et à l'érosion hydrique. Les défrichements sur de grandes superficies contribuent à appauvrir les sols, surexploités pour la culture du fait du poids démographique et de l'augmentation conséquente des besoins alimentaires. D'autre part, les besoins en devises pour financer le développement économique et faire face à l'endettement extérieur ont conduit à promouvoir les cultures de rente, par une agriculture extensive qui favorise la dégradation des sols. 1.1.4 - La Végétation Les formations végétales évoluent du Nord au Sud en suivant le gradient pluviométrique. Cette zonation permet ainsi de distinguer : - les steppes arbustives et les steppes arborées du domaine sahélien ; - les savanes arbustives et savanes arborées appartenant au domaine sahélo-soudanien; - les forêts claires caractéristiques du domaine guinéen ; - les forêts du domaine guinéen. A cette zonation s'ajoutent deux formations typiques : - les forêts galeries le long des cours d'eau et dans le domaine guinéen ; - les mangroves à Avicennia africana et Rizophora racemosa sur les berges des fleuves et dans les estuaires.