CONCLUSION

L’élaboration du PAN/LCD au Sénégal marque une étape décisive dans le cadre de la lutte contre la désertification.

Le Sénégal n’a pas attendu l’élaboration de la CCD pour s’engager dans la lutte contre la désertification. En effet, plusieurs actions aux plans juridique, institutionnel et opérationnel, dont les résultats n’ont malheureusement pas répondu à toutes les attentes, ont été menées. Cependant, la démarche novatrice préconisée par la Convention, à savoir une approche participative et décentralisée sous tendue par un partenariat dynamique entre toutes les catégories d’acteurs, constitue un motif d’espoir et un gage de réussite de la mise en œuvre des actions retenues.

C’est la raison pour laquelle le PAN sera un instrument à caractère juridique, opérationnel et financier qui permettra à tous les acteurs impliqués dans la lutte contre la désertification au Sénégal de conjuguer leurs efforts afin de venir à bout de ce fléau qui menace la survie de millions d’hommes dans notre pays.

Comme préconisé par la CCD, le PAN a d’abord procédé à l'identification des facteurs qui contribuent à la désertification et/ou la sécheresse et à l'évaluation de l'état des ressources et des capacités disponibles et nécessaires pour une mise en œuvre réussie de la convention. Il a ensuite pris en compte les enseignements tirés des expériences de lutte contre la désertification et/ou d'atténuation des effets de la sécheresse ainsi que les préoccupations des différentes catégories d'acteurs. Il a enfin défini des mesures pratiques à prendre sur les plans institutionnel, juridique et technique afin de résoudre les problèmes identifiés.

Le PAN a également prévu un certain nombre de mesures visant le renforcement de la participation des populations et des collectivités locales, l’amélioration de l’environnement économique, la lutte contre la pauvreté et la mise en place d’un système d’information et d’alerte permanente.

Le caractère itératif et participatif du processus sera également maintenu à travers la tenue du Forum National d’évaluation de la mise en œuvre du PAN, qui doit se tenir tous les trois ans et qui regroupera les représentants de toutes les catégories d’acteurs.

Il faudra toutefois, se garder de considérer le présent document comme une panacée. En effet, loin de constituer une fin en soi, le principe directeur du processus ayant permis l’élaboration de ce document, à savoir une approche participative et partenariale, doit être poursuivi tout le long de la phase de mise en œuvre. Cela permettra une mise à jour périodique du PAN pour prendre en compte les inévitables mutations que connaîtra notre pays dans la voie de son développement économique et social.