2.1. Perceptions de la désertification par les différentes catégories dacteurs et propositions de lutte
Le choix des actions proposées par les différentes catégories dacteurs traduit la conscience que chaque groupe a de ses intérêts spécifiques. Autrement dit, les préoccupations et les attentes des catégories dacteurs constituent des paramètres essentiels dans lidentification des actions à mener.
2.1.1. Les producteurs ruraux
Les producteurs ruraux perçoivent la désertification comme la cause de la baisse de leurs revenus suite à lappauvrissement des sols et à la chute des rendements. Elle constitue par ailleurs un facteur aggravant de la pauvreté rurale. Cest ainsi quà travers leurs propositions, ils sengagent à jouer un rôle encore plus actif dans la vulgarisation de la Convention, mais aussi et surtout dans le processus didentification, dexécution, de financement et de suivi/évaluation des programmes de lutte contre la désertification. Les actions proposées portent sur :
2.1.2. Les femmes
En tant que principales victimes de la raréfaction des ressources clefs (eau, bois, plantes médicinales et produits de cueillette), les femmes ont proposé une série dactions qui tournent autour de :
Fig.14 : Participation de la catégorie femme dans le processus

Photo : Roger Diouf
2.1.3. Les Organisations Non Gouvernementales (ONG)
Du fait de leur caractère de structures intermédiaires entre les populations, les partenaires au développement et les techniciens, les ONG ont mis laccent sur :
Fig.16 : Toutes les catégories dacteurs ont pris une part active dans le processus délaboration et de validation du PAN
Photo : Roger Diouf
2.1.4. Les jeunes
Les jeunes ont réaffirmé leur volonté de jouer un rôle davant-garde dans toutes les actions de développement et de contribuer à freiner lexode rural qui les concerne principalement. Cest ainsi quoutre la nécessité de poursuivre et dintensifier les activités de reboisement, de sensibilisation et déducation relative à lenvironnement, les mouvements de jeunesse proposent trois axes dintervention prioritaires :
2.1.5. Les structures de recherche et de formation
Après avoir constaté une inadéquation entre programmes de recherche et besoins des utilisateurs dune part et dautre part la faiblesse de la coordination de ces programmes, les structures de recherche et de formation ont formulé des propositions dactions articulées autour des exigences suivantes :
2.1.6. Le secteur privé
La dégradation des ressources naturelles et la diminution de la production constituent un manque à gagner pour le secteur privé. Cest ainsi que pour mieux participer aux efforts de lutte contre la désertification, les opérateurs du secteur privé ont fait deux propositions majeures :
2.1.7. Les associations de la société civile
Les associations de la société civile ont eu à jouer un rôle important dans le cadre de la sensibilisation et de la mobilisation autour de la lutte contre la désertification. elles comptent poursuivre leurs activités engagées dans ce sens, notamment la création de pépinières et de bois villageois, léducation et la sensibilisation du public. Par ailleurs, les acteurs de cette catégorie recommandent :
2.1.8. Les Chefs religieux et coutumiers
Les Chefs religieux et coutumiers ont déploré dune part le non respect de certains principes religieux relatifs à une gestion rationnelle de lenvironnement et qui sont les causes de la désertification et dautre leur implication tardive dans la sensibilisation des populations. Compte tenu du statut et de la position quils occupent dans la société, ils entendent désormais mieux prendre en charge les activités de sensibilisation et déducation des populations en matière de gestion rationnelle des ressources naturelles et de lenvironnement. Par ailleurs, ils comptent sinvestir également dans des activités de terrain (reboisement, lutte contre les feux de brousse, fixation des dunes, ... ) avec lappui de leurs disciples.