2. Quelles sont les expériences menées dans la période post-indépendance ?

Au lendemain de l’indépendance, la lutte contre la désertification n'a fait l'objet d’aucune législation spécifique. Ajoutons que du point de vue institutionnel, il n’existait pas de structure ayant en charge la planification et la mise en œuvre des programmes de lutte contre la désertification. Mais, les épisodes de sécheresse des années 70 et leurs cortèges de drames sociaux (famines, exodes, bidonvilisation, etc.) ont attiré l'attention des pouvoirs publics sur la nécessité d'entreprendre des actions vigoureuses de lutte contre le processus de dégradation des ressources naturelles.

De nombreux programmes ont été mis en chantier avec le concours des partenaires au développement pour aider les populations à surmonter les difficultés engendrées par la crise écologique. Ainsi, différentes initiatives ont été engagées dans le cadre de la recherche de solutions aux problèmes de gestion de l'environnement et des ressources naturelles.

On notera qu’au départ, les stratégies d’intervention des pouvoirs publics se sont articulées principalement autour des activités de sylviculture. Par la suite les activités de reboisement ont été intégrées dans des programmes d’agroforesterie. Le constat d’échec des programmes de reboisement en régie, lié notamment à la faible participation des populations, a conduit à l’abandon de cette stratégie d’intervention au profit de nouvelles approches de gestion des terroirs qui s’inscrivent dans une logique de changement maîtrisée par des collectivités responsabilisées vis-à-vis de leur espace.