2.2 Processus d'élaboration du PAN/LCD
Dans le cadre de la préparation du PAN/LCD, les discussions ont été menées dans un premier temps au niveau national. Par la suite, un processus de consultations décentralisées a été ensuite engagé, pour garantir une implication effective de l'ensemble des acteurs intervenant à léchelle régionale et locale.
Le séminaire de lancement du processus d'élaboration du PNAE qui sest tenu en février 1995, a également marqué le début de la préparation du PAN/LCD. Au cours de ce séminaire, une communication a été présentée en séance plénière sur la problématique de la lutte contre la désertification. En outre, un atelier a été consacré à des discussions sur ce thème.
La conduite de l'exercice a reposé sur deux options fondamentales :
La première concerne la prise en compte par le PAN/LCD des résultats obtenus dans le cadre des concertations décentralisées organisées en vue de l'élaboration du PNAE. Ces concertations, tout en abordant de façon globale les problèmes liés à l'environnement et au développement au niveau local, ont mis un accent particulier sur la problématique de la désertification. Elles ont permis de recueillir les points de vue et les propositions des acteurs à la base.
La deuxième option porte sur l'organisation de concertations par catégories d'acteurs. Cette formule a offert aux principaux acteurs appelés à jouer un rôle déterminant dans la mise en oeuvre de la Convention, l'opportunité de mener une réflexion approfondie sur les enjeux de la lutte contre la désertification, dexprimer leurs préoccupations spécifiques et de définir des programmes d'intervention prioritaires à prendre en compte dans le PAN/LCD.
Pour mettre en oeuvre cette activité, le CONSERE a procédé à l'identification des principaux acteurs impliqués dans la lutte contre la désertification. Il sagit notamment des groupes ci-après :
Les modalités de limplication de ces différentes catégories dans le processus délaboration du PAN/LCD ont été définies par le CONSERE en concertation avec leurs structures dirigeantes.
Il convient de signaler que l'évolution de lenvironnement économique et socio-politique a favorisé l'émergence d'un mouvement associatif relativement bien structuré au niveau de l'ensemble du pays. C'est ainsi que les associations de producteurs ruraux sont regroupées au sein du Comité National de Concertation et de Coopération des Ruraux (CNCR), les associations de jeunesse au sein du Conseil National de la jeunesse du Sénégal (CNJS), les ONG au sein du Conseil des ONG d'Appui au Développement (CONGAD). Les femmes se sont regroupées dans plusieurs structures, dont la Fédération des Associations Féminines du Sénégal (FAFS) qui a joué le rôle de point focal des concertations, en étroite collaboration avec toutes les organisations féminines nationales et régionales notamment la Fédération Nationale des Groupements de Promotion Féminine (FNGPF). Les chefs religieux musulmans ont participé au processus par le biais de l'Association Nationale des Imams et Oulémas du Sénégal (ANIOS) tandis que léglise protestante a représenté les chrétiens. Ces différentes structures ont servi d'interface entre le CONSERE et leurs démembrements respectifs.
Pour les catégories d'acteurs qui ne disposent pas de structure fédérative à léchelle nationale, des éléments actifs ont été choisis pour jouer le rôle de point focal des concertations. C'est ainsi que l'Association Sénégalaise des Amis de la Nature (ASAN) a été retenue pour le pilotage des concertations des acteurs de la société civile.
Un atelier méthodologique a été organisé en août 1996 afin dassurer la mise à niveau des animateurs des concertations et définir une méthodologie susceptible de garantir la cohérence de la conduite du processus.
La décentralisation des concertations menées par les catégorie d'acteurs a permis d'élargir l'espace de discussions et d'éviter que la réflexion ne soit confinée au niveau des seules instances de direction des différents cadres de regroupement.