Resilience des territoires et des communautés face aux risques cotiers en Afrique de l'Ouest ( RETCAO)
Le projet Résilience des Territoires et des Communautés face aux Risques Côtiers en Afrique de l’Ouest (RETCAO), coordonné par le Centre de Suivi Écologique (CSE) de Dakar, est une initiative régionale financée notamment par le FFEM. Il s’étend de 2025 à 2029 et concerne cinq pays : Mauritanie, Sénégal, Côte d’Ivoire, Togo et Bénin.
Le projet vise à répondre à la dégradation des littoraux ouest-africains, menacés par l’érosion côtière, le changement climatique et des aménagements inadaptés. Contrairement aux solutions « grises » (digues, enrochements), le projet promeut des solutions « douces » plus durables, déjà testées lors d’une phase précédente (WACA FFEM). Pour y parvenir, le projet s’organise autour de trois axes complémentaires :
- Le premier consiste à élaborer une méthodologie unifiée de diagnostic permettant d’établir pour chaque site un profil de risque et d’identifier les solutions les mieux adaptées.
- Le second axe porte sur la mise en œuvre concrète de six à dix projets pilotes démonstratifs dans des sites sélectionnés par un comité scientifique, avec un accompagnement méthodologique étroit des opérateurs locaux tout au long du processus.
- Le dernier vise la capitalisation et la diffusion des leçons apprises, à travers la production de supports pédagogiques, l’animation de communautés d’apprentissage lors d’événements régionaux tels que les forums FOMACO et le congrès IMPAC6, et la mise en place d’une task-force d’experts régionaux chargée de promouvoir et de répliquer les bonnes pratiques au-delà de la durée du projet.
Piloté par le CSE avec plusieurs partenaires scientifiques et techniques, RETCAO bénéficie aussi du soutien de la Banque mondiale.
Les résultats attendus portent sur trois niveaux : un renforcement des capacités des acteurs locaux à identifier et mettre en œuvre des solutions fondées sur la nature, une réduction mesurable des risques côtiers dans les sites d’intervention, et une crédibilité accrue des solutions douces favorable à leur diffusion et à leur adoption à plus grande échelle dans la région. À terme, le projet ambitionne de contribuer à l’intégration des solutions douces dans les politiques nationales d’adaptation d’au moins trois des cinq pays bénéficiaires, et de laisser en héritage des outils pédagogiques et une communauté d’experts régionaux capables de poursuivre cette dynamique bien au-delà de sa clôture.